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Permis de construire ou déclaration préalable : quelle autorisation pour votre extension ?

Déclaration préalable ou permis de construire pour votre extension ? Tableau des seuils 2026, surface de plancher, RE2020 et démarches après l'autorisation.

Par les équipes Agrandéo Mis à jour le 10 juin 2026 9 min de lecture

Le choix entre déclaration préalable (DP) et permis de construire (PC) dépend de la surface créée et de la situation de votre terrain au regard du PLU. En zone urbaine couverte par un Plan local d’urbanisme, le seuil de bascule est même plus favorable que dans le régime général. Voici comment trancher sans erreur.

Le tableau de décision des seuils 2026

La surface qui compte est celle qui s’ajoute à votre maison : surface de plancher ou emprise au sol créée.

Surface crééeRégime généralEn zone U (couverte par un PLU)
Moins de 5 m²Aucune formalitéAucune formalité
5 à 20 m²Déclaration préalableDéclaration préalable
20 à 40 m²Permis de construireDéclaration préalable
Plus de 40 m²Permis de construirePermis de construire
Total > 150 m² après travauxPC + architecte obligatoirePC + architecte obligatoire

La nuance importante : entre 20 et 40 m² en zone U, vous restez en déclaration préalable sauf si la surface totale de la maison dépasse 150 m² après travaux. Dans ce cas, le permis de construire avec recours à un architecte redevient obligatoire.

Les communes du nord toulousain (Gratentour, Castelginest, Saint-Jory, Bruguières, l’Union…) sont couvertes par un PLU ou par le PLUi-H de Toulouse Métropole : le seuil des 40 m² s’applique donc à la plupart des projets en zone urbaine.

Surface de plancher ou emprise au sol ?

Deux notions reviennent dans les formulaires et ne se confondent pas :

  • L’emprise au sol est la projection verticale du bâti au sol, débords inclus. Elle détermine notamment le coefficient d’emprise du PLU et les distances aux limites séparatives.
  • La surface de plancher est la somme des surfaces closes et couvertes, mesurée au nu intérieur des murs.

Une extension de plain-pied consomme de l’emprise au sol, tandis qu’une surélévation crée de la surface de plancher sans augmenter l’emprise. Cette distinction change l’autorisation requise et la faisabilité même du projet.

Le seuil des 150 m² et l’architecte

Dès que la surface totale de plancher de la maison dépasse 150 m² après travaux, le recours à un architecte devient obligatoire pour déposer le permis. Ce seuil s’apprécie sur l’ensemble de la construction, pas seulement sur l’extension. Une maison de 120 m² agrandie de 40 m² franchit le seuil et impose donc l’architecte, même si l’extension reste modeste.

La RE2020 selon la surface de l’extension

Depuis le 1er janvier 2023, les extensions sont soumises à la RE2020 selon trois paliers de surface. Les seuils officiels sont 50 et 80 m² :

Surface de l’extensionExigences RE2020
Moins de 50 m²Réglementation adaptée, sans étude thermique complète
50 à 80 m²Étude thermique simplifiée + analyse de cycle de vie carbone
Plus de 80 m²Étude complète : volet énergétique + ACV carbone

Ces seuils favorisent les matériaux biosourcés. Une extension en ossature bois, grâce à son faible bilan carbone, facilite l’atteinte des exigences sur les surfaces les plus importantes.

Vérifier son PLU avant de déposer

Avant toute démarche, consultez le règlement du PLU de votre commune (en mairie ou sur le Géoportail de l’urbanisme). Vous y trouverez le coefficient d’emprise au sol, les distances aux limites, la hauteur maximale, mais aussi les règles d’aspect : matériaux de toiture, teintes de façade. En périmètre d’un Site Patrimonial Remarquable, comme une partie de Toulouse, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) s’ajoute à l’instruction.

Délais et démarches après l’autorisation

Comptez environ 1 mois d’instruction pour une déclaration préalable et 2 mois pour un permis de construire de maison individuelle. Ce délai est majoré (jusqu’à 3 mois) en secteur ABF, site classé ou zone Natura 2000. L’autorisation est valable 3 ans.

Une fois l’accord obtenu :

  • affichez l’autorisation sur le terrain, visible de la voie publique ;
  • le recours des tiers court pendant 2 mois à compter de cet affichage ;
  • à la fin du chantier, déposez la déclaration attestant l’achèvement des travaux (DAACT) ;
  • déclarez la surface créée au service des impôts dans les 90 jours (une exonération temporaire de taxe foncière de 2 ans est parfois possible).

Les pièces du dossier

Que vous déposiez une déclaration préalable (formulaire Cerfa 13703) ou un permis de construire (Cerfa 13406), le dossier comporte un socle commun : plan de situation, plan de masse, plan des façades et des toitures, et une représentation de l’insertion du projet dans son environnement. Le permis de construire exige des pièces plus détaillées, notamment lorsque la RE2020 impose une attestation de prise en compte. Un dossier complet et cohérent réduit le risque de demande de pièces complémentaires, qui suspend le délai d’instruction et repousse d’autant le démarrage du chantier.

Cas particulier des communes hors métropole

La plupart des communes du nord toulousain relèvent du PLUi-H de Toulouse Métropole. Certaines communes voisines disposent en revanche de leur propre PLU et de contraintes spécifiques : risque inondation avec plan de prévention (PPRI) imposant des cotes de plancher, périmètre de protection patrimoniale avec avis ABF, ou zones agricoles protégées. Il est donc indispensable de vérifier le document d’urbanisme exact applicable à votre parcelle avant de déposer.

L’équipe Agrandéo, basée à Gratentour et forte de près de 19 ans d’expérience, vous accompagne sur le montage du dossier et le suivi jusqu’à la réception. Pour faire le point sur l’autorisation adaptée à votre projet, demandez une étude gratuite via notre formulaire.

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